mardi 30 juillet 2013

Dans les Ardennes (anniversaire 1)





Tout près de Charleville Mézières

haut lieu du Festival Mondial des Théâtres de Marionnettes

www.festival-marionnette.com

en ce début de juillet — l'été s'est bien installé —

nous retrouvons Marie et Philippe :

l'Amitié et la joie de se retrouver sont à la fête !


Instants de lumières et de rires

posés là dans la prairie de Bartilleux

où ciel et terre et amis se rencontrent

les enfants jouent hors du temps

alors que s'y recueillent les plus grands

jusqu'à plus soif tard sous les étoiles

les papillons de nuit ont dansé juqu'à l'aube…





vendredi 19 juillet 2013

Jardins (3)


Jardins du château de Cheverny

Quitter les Ardennes et les amis réjouis

mettre le cap sur la Haute Saintonge

abandonner un sourire à l'ange de Reims,

viser le clocher de la cathédrale de Sens

effleurer Montargis et Orléans

pour se retrouver sur les bords de la Loire :

Halte repos chez Raymonde B. à Meug-sur-Loire…
Un vent joueur aspire nos souffles ce matin là

embarras du choix sur les rives ligériennes

Chambord, Chenonceaux, Azay-le-Rideau ?

nos pas ralentissent jusqu'au bord d'un nouveau jardin

où s'épanchent de nouvelles lumières

d'autres étoiles de couleurs entre les allées

tout s'offre encore ici à nos sens

les marguerites géantes s'ouvrent aux cieux

les abeilles s'engouffrent au cœur des lys
s'éloignent des bouquets aux allures de pompon

les couleurs s'amusent des rondeurs

tous ces jardins tiennent lieu de rêves

de multiples métamorphoses au gré des jours

les beautés du monde sont là, offertes

nous sommes invités à goûter ces parts de beauté

et devons apprendre à habiter poétiquement la terre

comme nous l'a déjà proposé Hölderlin…

Et si chaque jour était un nouveau jardin à découvrir ?

mardi 16 juillet 2013

Jardins (2)



Jardins et impressions à Giverny

Sur la route des Ardennes — but de cette escapade estivale —

encore sous l'effet des mille et une sensations

des jardins de Chaumont-sur-Loire,

nous avons approché les bords de la Seine

vers d'autres sensations, d'autres impressions,

d'autres couleurs, d'autres jeux de lumières,

là où Claude Monet vécut sa passion pour les jardins…


C'est ici, pendant plus de quarante ans

que le magicien de Giverny a composé un paradis

afin de peindre ses fameux nénuphars

et bien d'autres beautés de la Nature…

Nous y voici avec l'été retrouvé, un été bien installé

— oubliés tous les frimas et les piqûres de l'hiver sans fin —

nous sommes aux portes d'un jardin extraordinaire… Allons…
                Les nénuphars

Nénuphars blancs, ô lys des eaux limpides,

Neige montant du fond de leur azur,

Qui, sommeillant sur vos tiges humides,

Avez besoin, pour dormir, d'un lit pur ;

Fleurs de pudeur, oui ! vous êtes trop fières

Pour vous laissez cueillir… et vivre après.

Nénuphars blancs, dormez sur vos rivières,

Je ne vous cueillerai jamais !

Nénuphars blancs, ô fleurs des eaux rêveuses,

Si vous rêvez, à quoi donc rêvez-vous ?

Car pour rêver il faut être amoureuses,

Il faut avoir le cœur pris… ou jaloux ;

Mais vous, ô fleurs que l'eau baigne et protège,

Pour vous, rêver… c'est aspirer le frais !

Nénuphars blancs, dormez dans votre neige !

Je ne vous cueillerai jamais !
Nénuphars blancs, fleurs des eaux engourdies

Dont la blancheur fait froid aux cœurs ardents,

Qui vous plongez dans vos eaux détiédies

Quand le soleil y luit, Nénuphars blancs !

Restez cachés aux anses des rivières,

Dans les brouillards, sous les saules épais…

Des fleurs de Dieu vous êtes les dernières !

Je ne vous cueillerai jamais ! 

                                           Jules Barbey d'Aurevilly (1807-1889)

vendredi 12 juillet 2013

Jardins (1)



Jardins des sensations à Chaumont-sur-Loire

Réduction du monde,

le jardin se marche, se sent, s'écoute,

se goûte, se voit, se touche ;

l'air y circule au gré du souffle du vent,

l'ombre et la lumière y alternent,

le froid et le chaud, le lisse et le rugueux,

le liquide et le solide,
le plat et l'escarpé,

le mouvement et l'assoupissement,

les cris et les chuchotements

s'y succèdent à l'unisson

des sens et des sensations.

Le corps y exulte en une symphonie

faisant appel à une expérience physique

et un cheminement spirituel du monde.

« Rien dans ces jardins qui ne soit passé par nos sens ! »
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent

et malgré le temps un peu breton

grâce à une immersion totale

dès l'ouverture du parc majestueux

la magie émotionnelle s'est opérée

tout au long de la journée et prolongée en soirée…

Nous avons sillonné et parcouru les allées

joué avec le Gram(in)ophone et les sniffettes,

couru pour voir la couleur du vent
vu les sons et entendu les couleurs

confondu le jardin de l'ivresse avec le jardin à frôler

écouté le Tic-tac derrière l'armoire

cherché à ne pas se chercher si on s'était déjà trouvé

joué et rejoué à qui s'y frotte s'y pique

traversé la rivière des sens

parcouru le jardin d'amour

déambulé dans les parfums du vignoble

creusé sans fin à la recherche de la terre à sons
erré dans le jardin des nuées qui s'attardent

couru après le parfum du chaos magnifique

deviné et approché le sentiment bleu

comme un bruissement d'aile

rêvassé dans le jardin des rizières

revu le passé entre les meules impressionnantes

suivi le vallon des brumes en apesanteur

entrevu quelques rayons de soleil dans le jardin de Yu

avec tous nos sens subjugués, envoûtés, emmêlés…

mardi 9 juillet 2013

C'est l'été !


Premier juillet !

On frotte et cire les chaussures d'hiver avant de les ranger !

Nous allons partir pour une escapade d'une semaine !

D'abord jusqu'au Val de Loire, entre Blois et Tours…

Puis un détour par la Normandie, près d'Évreux…

Avant d'aller fêter mariage et anniversaire dans les Ardennes !

L'été tant attendu après un printemps absent, va-t-il s'installer ?


Eh bien non !!!

Nous voici tout près d'Amboise, à Chaumont sur Loire…

La découverte des jardins commence sous les parapluies !

Nos bagages sont bien à l'abri à Mosnes, au Clos du Puits…

Chez Nathalie et Patrick, un havre de paix et de verdure…

Une excellente adresse… à la confiture de potiron !

Eh bien malgré ce temps breton

nous avons joué et ri dans les allées

de ce Festival international des Jardins !

Nous avons vaincu la grisaille du ciel

nos sens se sont régalés toute la journée

et nous avons accompli la danse des rêves

entre les fleurs et les haies émerveillées

au rythme du bonheur sans cesse renouvelé… (à suivre)…

samedi 29 juin 2013

Risi e pisi (risotto aux petits pois)

Une recette vénitienne

Pour 4 personnes

1 kg de petits pois (du jardin si possible !)
350 g de riz (rond de préférence)
1 petit oignon
persil
beurre
huile d'olive
parmesan
sel et poivre, 1 pincée de sucre

Écosser les petits pois. Laver les cosses et les faire bouillir doucement dans 1 litre d'eau salée pendant 1 heure pour faire le bouillon.

Dans une marmite (de préférence en terre cuite ou en fonte), laisser dorer lentement l'oignon finement haché dans du beurre et un peu d'huile d'olive.

Ajouter les petits pois à l'oignon et y joindre 1 pincée de sucre et un peu de bouillon.
Quand le liquide a été absorbé, augmenter le feu et ajouter le riz en le mélangeant bien aux autres ingrédients.

Verser une louche de bouillon (bouillant) et remuer très souvent avec une cuiller en bois ; verser une nouvelle louche de bouillon chaque fois que le liquide se réduit. Il faut éviter que le riz colle à la marmite.

Quand le tout est cuit, après 18 minutes environ, arrêter le feu et vérifier l'assaisonnement.

Ajouter une dernière louche de bouillon, encore un peu de beurre et une poignée de persil fraîchement haché.

Couvrir la marmite et laisser reposer 2 ou 3 minutes.

Remuer une dernière fois et servir avec du parmigiano fraîchement râpé.

Que boire avec ?

L'auteur du livre (voir ci-dessous) conseille bien sûr de servir un vin blanc local, un vin vénitien ! Nous avons dégusté ce délicieux risotto aux petits pois avec un saint mont Marquis de Seillan 2011… Très bel accord !

Ce livre, acheté à Nîmes en 2006, je l'ai emporté lors du trajet Pons/Nîmes la semaine dernière. Comme mon train a eu 1 heure de retard à l'aller et 2 au retour, j'ai eu tout le loisir de me régaler !

C'est donc dans le train que j'ai décidé de préparer un risotto dès mon retour au Palais de Palenne. Et c'est une première ! Je n'ai jamais été attiré par ce plat italien typique avant de goûter et d'apprécier le risotto de Maria (maman de Malou) à Nîmes…

Déjà dans le film La Grande Bellezza (voir message du 18 juin 2013) Jep (le héros) se délecte d'un risotto préparé par son éditrice ! Tiens, tiens !

Et dans notre potager, nos premiers petits pois ne demandent qu'à être cueillis… Jusqu'alors je ne les cuisinais qu'à la façon de ma Mémée — échalotes, carottes nouvelles, lardons…). Il était temps d'innover !

Voici un livre de recettes atypique ! En effet — on le devine dans le sous-titre — il est composé de recettes envoyées par des amis musiciens à l'auteur.

Philippe Beaussant avait déjà publié Mangez baroque et restez mince toujours chez Actes Sud… À vos casseroles ! Régalez-vous !

mardi 25 juin 2013

Clin d'oeil de MayoTTe

Pile un an !


Un an que je publiais Trois portraits sur
(voir le message du 25 juin 2012).

Et ce matin, alors que le temps des cerises se prolonge, je reçois des nouvelles de Marcel : Putain d'époque !

Bonheur de repartir sur une des îles de l'archipel de la Lune et de revoir tous ces visages lumineux, éclairés des horizons du lagon…

Je vous invite à visiter le blog de Marcel :

mardi 18 juin 2013

La Grande Bellezza au cinéma !

Notre coup de cœur !

Nous sortons d'une séance de 2h10 ! Un régal ! Le dernier film de Paolo Sorrentino. Allez-y ! Ignorez les critiques tièdes ou négatives ! Et ce film jubilatoire n'a eu aucune distinction au Festival de Cannes ! Dommage ! Et vive ce cinéma italien drôle et lucide à la fois… Un régal je vous dis ! On y retourne, chérie ?

Extrait :

« Stefania, tu travailles toutes la semaine à la télé, tu sors tous les soirs. Tes enfants ne te voient jamais, même pas pendant tes longues vacances. Tu as, pour être précis, un majordome, un domestique, un cuisinier, un chauffeur qui accompagne tes enfants à l'école, plus trois baby-sitters… Tu as 53 ans et une vie dévastée, comme nous tous. Alors, au lieu de nous faire la morale et de nous regarder avec mépris, tu devrais le faire avec affection. Nous sommes tous au bord du gouffre. Notre seul remède est de nous tenir compagnie et de rire un peu de nous. Non ? »

mercredi 12 juin 2013

Quelques coquelicots





Un tout jeune coquelicot

sieste au pied du vieux château


perché au-dessus de l'eau


il s'ennuie dans l'ombre du donjon


pas un seul papillon à l'horizon


pour lui faire la conversation




Trois coquelicots rêvent de voyage

ils sont posés là sans un seul bagage


à attendre en vain du soir au matin


posés là, à se faire balancer par les trains


leurs ailes fragiles, si rouges, si volages


nous invitent au voyage jusqu'à l'été prochain…



jeanPaul

samedi 8 juin 2013

Le temps des cerises


Sous le cerisier…

Nous chantons le temps des cerises

avec le gai rossignol et le merle moqueur

Malou et PapyLLon sont en fête

nous avons de la joie plein la tête

et plein, plein de soleil au cœur

quand nous cueillons les cerises

sous l'arbre face au Palais de Palenne


Mais il est bien court le temps des cerises

où l'on s'en va deux cueillir en riant

des pendants cerises aux oreilles

perles d'amour aux robes vermeilles

tombant sous les feuilles en gouttes de sang

il est trop court le temps des cerises

pendants de corail cueillis en riant

Nous aimons tant ce temps des cerises

au printemps nous l'attendons comme deux enfants

deux enfants impatients, des blanches fleurs

aux premiers fruits minuscules et verts

croquant les premières aux joues à peine rosies

rivalisant avec le merle moqueur et gourmand

c'est le temps des cerises, des confitures et des clafoutis…

D'après les paroles de Jean-Baptiste Clément (1886)