mardi 25 juin 2013

Clin d'oeil de MayoTTe

Pile un an !


Un an que je publiais Trois portraits sur
(voir le message du 25 juin 2012).

Et ce matin, alors que le temps des cerises se prolonge, je reçois des nouvelles de Marcel : Putain d'époque !

Bonheur de repartir sur une des îles de l'archipel de la Lune et de revoir tous ces visages lumineux, éclairés des horizons du lagon…

Je vous invite à visiter le blog de Marcel :

mardi 18 juin 2013

La Grande Bellezza au cinéma !

Notre coup de cœur !

Nous sortons d'une séance de 2h10 ! Un régal ! Le dernier film de Paolo Sorrentino. Allez-y ! Ignorez les critiques tièdes ou négatives ! Et ce film jubilatoire n'a eu aucune distinction au Festival de Cannes ! Dommage ! Et vive ce cinéma italien drôle et lucide à la fois… Un régal je vous dis ! On y retourne, chérie ?

Extrait :

« Stefania, tu travailles toutes la semaine à la télé, tu sors tous les soirs. Tes enfants ne te voient jamais, même pas pendant tes longues vacances. Tu as, pour être précis, un majordome, un domestique, un cuisinier, un chauffeur qui accompagne tes enfants à l'école, plus trois baby-sitters… Tu as 53 ans et une vie dévastée, comme nous tous. Alors, au lieu de nous faire la morale et de nous regarder avec mépris, tu devrais le faire avec affection. Nous sommes tous au bord du gouffre. Notre seul remède est de nous tenir compagnie et de rire un peu de nous. Non ? »

mercredi 12 juin 2013

Quelques coquelicots





Un tout jeune coquelicot

sieste au pied du vieux château


perché au-dessus de l'eau


il s'ennuie dans l'ombre du donjon


pas un seul papillon à l'horizon


pour lui faire la conversation




Trois coquelicots rêvent de voyage

ils sont posés là sans un seul bagage


à attendre en vain du soir au matin


posés là, à se faire balancer par les trains


leurs ailes fragiles, si rouges, si volages


nous invitent au voyage jusqu'à l'été prochain…



jeanPaul

samedi 8 juin 2013

Le temps des cerises


Sous le cerisier…

Nous chantons le temps des cerises

avec le gai rossignol et le merle moqueur

Malou et PapyLLon sont en fête

nous avons de la joie plein la tête

et plein, plein de soleil au cœur

quand nous cueillons les cerises

sous l'arbre face au Palais de Palenne


Mais il est bien court le temps des cerises

où l'on s'en va deux cueillir en riant

des pendants cerises aux oreilles

perles d'amour aux robes vermeilles

tombant sous les feuilles en gouttes de sang

il est trop court le temps des cerises

pendants de corail cueillis en riant

Nous aimons tant ce temps des cerises

au printemps nous l'attendons comme deux enfants

deux enfants impatients, des blanches fleurs

aux premiers fruits minuscules et verts

croquant les premières aux joues à peine rosies

rivalisant avec le merle moqueur et gourmand

c'est le temps des cerises, des confitures et des clafoutis…

D'après les paroles de Jean-Baptiste Clément (1886)

lundi 3 juin 2013

Des Bretons au Palais de Palenne



Martin et Martine…

Derniers jours de mai
du beau temps on pouvait espérer
eh bien, que nenni, c'est au coin de la cheminée
que la plupart du temps nous avons passé
du lever — sans soleil — à la veillée…

Nos amis bretons de Kercabellec
en plus de leur bonne humeur
nous ont apporté des huîtres sauvages
des asperges du Périgord et du chinon
et malgré le temps de novembre, ce fut très chaleureux…


Marc et Aline…

Et le soleil revient avec juin et les amis de Nantes
et là, changement total de décor et de météo
fini la cheminée et vive le petit déjeuner
l'apéro et le grand déjeuner dans le jardin
en chemisette, avec le chapeau ou sous le parasol…

Allez, dehors, allons respirer le beau temps retrouvé
et partons pour une mini randonnée jusqu'à Auvignac 
longeons les rives paisibles de la Seugne
saluons les immenses champs de blé encore verts
et trinquons aux futurs partages en Saintonge ou en Bretagne…

mercredi 29 mai 2013

Ma'Ruf (Conte des Mille et une Nuits) à la Musardière à Saintes


Il était une fois Jane et Malou…

Depuis des années, Malou la conteuse porte en elle
ce conte des Mille et une Nuits : Ma'Ruf le savetier…
— six mois de préparation en haute Saintonge —

Un jour de février, à La Musardière, à deux pas du marché,
elle rencontre Jane Sullivan, calligraphe et musicienne
et le projet grandit, grandit et s'enlumine avec la harpe…

www.calligrafee.com

C'est en fin d'après-midi, en mai, qu'elles nous offrent
un voyage en caravane sur les pas de Ma'Ruf le savetier
une première, au premier étage de la Musardière à Saintes…

samedi 25 mai 2013

Marsanne : amitiés océanes, ici - maintenant


Poussés par les alizés…

À Marsanne, dans la Drôme, tout près de Montélimar
nous retrouvons Marie-Céline et Yves de La Réunion
avec les lumières du lagon de Mayotte dans les yeux
des parfums tropicaux : chouchou, goyavier, ananas
et leurs dernières publications aux éditions ORPHIE :
Mayotte L'Île aux Sourires et À Mayotte, j'ai vu…

www.orphie.net/‎

Nous voici sur les hauteurs du vieux village de Marsanne,
près de la fontaine miraculeuse de Notre Dame de Fresneau
dominant la vallée du Roubion ; au loin coule le Rhône…

www.marsanne.info

Trois jours de Partages chez Monique Gillabert

L'horizon se dessine, joue derrière la vitre
quelques branches légères balaient l'immensité
chacun est là — avec Soi — avec l'Autre
quelque part en chacun la vie reste entière

L'inconnu est accueilli au cœur de l'instant
là, tu n'attends rien mais tu es présent
accroché à l'aile de l'hirondelle, ton regard va
d'ici à l'horizon, où est tout, ici — maintenant…

À table, matin, midi et soir les fumets des mets
préparés avec amour par Éric et Monique, nous ressemblent…


jeanPaul

Nous sommes le lieu
En nous fait halte la nuit
Chaque fois
         pour la première fois

Nous sommes l'instant
En nous jaillit le jour
Chaque fois
         pour la première fois

En nous le lieu
En nous l'instant
Nous consentons à être
         le jour dans la nuit

Pour toutes une fois
                        François Cheng Le Livre du Vide médian

lundi 20 mai 2013

Week end de Pentecôte pluvieux mais heureux au coin du feu !




Que signifierait un monde qui n'est pas celui d'ici ?

Ce dimanche 19 mai 2013, jour de la Pentecôte, il plut dès le matin. Une pluie qui n'était pas forte, mais effroyablement insistante. Il avait commencé à pleuvoir la veille, un peu avant midi, et cela n'avait pas cessé. À peine se disait-on que la pluie s'interromprait bientôt qu'elle redoublait d'intensité. La mi-mai était déjà passée, mais le printemps ne semblait pas vouloir s'installer. Le ciel restait sombre et pesait comme un couvercle qui maintenait sur le monde une lourde humidité.


Librement adapté du chapitre 24 de 1Q84 livre 1 Avril - Juin de Haruki MURAKAMI

Déjà le samedi, vers dix heures, peu après le petit déjeuner, j'allumai la cheminée ; toujours le même rituel dans le salon rouge du Palais de Palenne : trois feuilles froissées d'un vieux Libé, quelques brindilles bien sèches, du petit bois, une allumette et l'âtre prit vie jusqu'en fin d'après-midi… et ce scénario se répéta le lendemain et le lundi…

Toutefois, le dimanche en tout début d'après-midi, la pluie cessa, mais le ciel restait encore entièrement couvert de lourds nuages gris entrecoupé de quelques déchirures bleues. On osa une sortie jusqu'aux rives de la Seugne. Près de l'ancienne gare, au lieu-dit la Coinsonnée, les premières cerises (encore pâles) ont sauté jusqu'aux oreilles de Malou ! Soudain, le soleil sourit (enfin !) sur le chemin du retour par la Sermadelle. Brève apparition… Aux marches du Palais, la pluie nous accueillit à nouveau ; elle ne cessera plus du week end…

« Les orchidées du Fief de Chaux » du côté de Jonzac était au programme de ce long week-end printanier donc prometteur ! Changement de programme avec cette pluie continue :

De la musique, beaucoup de musique : Chopin (une partie de l'intégrale de l'œuvre pour piano seul par Abdel Rahman El Bacha), Bach (les Variations Goldberg et Le Clavier bien tempéré par Glenn Gould) et quelques sonates pour piano de Schubert…

Des lectures diverses : Les trois souhaits (anecdotes morales du jardin parfumé tirées des Mille et une Nuits) ; Les derniers chapitres du Livre 1 de 1Q84 et quelques pages de Libé…

De l'écriture : des contes et le blog ! Et pour clore ce week end de Pentecôte : Boudu sauvé des eaux de Jean Renoir  et quelques notes de Satie d'un CD intitulé Après la pluie…

Alors que je viens de fermer les volets du palais embrumé de silence sous la lune invisible — la pluie ne montre aucun signe de lassitude — je deviens de moins en moins sûr du monde auquel j'appartiens dans le moment présent…
Et de penser aux amis au soleil de Mayotte par 3O°C… 

jeudi 16 mai 2013

De Mornac-sur-Seudre à l'île d'Aix


Festival du conte à Mornac-sur-Seudre

C'est le conte qui nous a conduit jusqu'à ce village adorable
niché au cœur des marais, sur l'estuaire de la Seudre 
(minuscule fleuve côtier de 68 km de longueur),
au Sud de Marennes (royaume de l'ostréiculture : 
la région fournit la moitié des huîtres consommées en France !).

Nous avons posé nos bagages chez Noëlle et Michel à Plordonnier à deux pas des halles médiévales de Mornac pour ce premier week end de mai qui s'annonce enchanteur avec ses lumières et ses parfums d'océan…

Malou se prépare à participer à la scène ouverte prévue le samedi soir dans le cadre du Festival du conte…


Balade dans les marais salants

Tout un après-midi à déambuler dans les marais
depuis le vallon vert envahi d'aubépine de mariée
jusqu'au labyrinthe des digues, les Taillées
barbouillées de jaune par dessus tête et casquette
la moutarde des champs fleurit en abondance

Nous avançons entre les haies, saupoudrés d'or
nos pas s'immobilisent afin de mieux écouter l'oiseau
caché au bord de l'étier, perché sur une épave fatiguée
ou bien, pour boire un peu de thé sur un bout de rocher…
mai étire, allonge les jours et les églantiers sont étoiles
Fées et petit peuple des bois

L'Association La Babayaga continents contes organise en mai, depuis plusieurs années un festival du conte à Mornac-sur-Seudre. Les Fées et le petit peuple des bois sont à la fête…
www.lababayaga.org

Cette année c'est l'Italie qui est à l'honneur avec la venue de Fucinafole et des frères De Marchi : troupe de comédiens créateurs de masques (de Vincenza en Vénétie).
www.facebook.com/fucinafole‎

Au retour de la balade dans les marais salants aux allées de moutarde, nous avons poussé la porte de la Salle des fêtes : là, des dizaines de masques divers  nous ont dévisagés : mais qui sont ces deux lutins couverts de poudre d'or ?

Un dimanche de mai sur l'île d'Aix

Se rendre jusqu'à la pointe de la Fumée à Fouras-les-bains
laisser sa voiture sur le parking ceint de tamaris
prendre un billet aller/retour si possible avant midi
embarquer de préférence sur le navire Pierre Loti
se laisser porter sur les flots une vingtaine de minutes
chercher sur l'horizon Fort Boyard, les îles de Ré et d'Oléron

poser ses pieds dans ceux de l'Empereur vaincu à Waterloo
(c'est de ce confetti  qu'il fut embarqué pour Sainte-Hélène)
longer quelques remparts et fortifications de Vauban
se laisser guider jusqu'au premier parc d'horticulteur
déguster une douzaine d'huîtres cueillies dans l'heure
et musarder sur le sentier côtier pour un tour complet de l'île…
Mais qu'est-ce donc ?

— des brochettes de galettes de thon 

— les entrailles d'un monstre marin

— des €uros grillés au soleil de l'île d'Aix

— des soucoupes à la sortie du four

Réponse : ce sont des supports en plastique (collecteurs) utilisés pour le captage des larves (le naissain) en ostréiculture. Cette étape dure six mois ; lui succéderont la culture en poche avant l'affinage. Il faut attendre de 3 à 4 ans avant de pouvoir déguster les huîtres de Marennes, d'Oléron ou les plates de Belon…
Idée de recette : avez-vous essayer les huîtres avec des crépinettes ? www.papillesetpupilles.fr

lundi 6 mai 2013

Deux Parisiens au Palais de Palenne



Même à la fin avril ne te découvre pas d'un fil !!!

Marthe et Pascal ont débarqué en Haute Saintonge le 28 avril ! Et le lendemain, malgré un beau soleil, sur le chemin côtier du côté de Saint-Palais-sur-Mer, nous avons bien apprécié nos parures d'hiver : anorak (certes entrouvert ), écharpes (légères) et bonnet (de lutin !)…

Joie des deux habitants de Lutèce, à parcourir les longues plages de la Grande Côte, à siester sur le sable fin bercés par les rouleaux de la marée, à déguster quelques huîtres de Marennes, à chercher le phare de Cordouan sur l'horizon brumeux puis de rentrer avec des couleurs avant de se blottir prés de la cheminée…
Au coin de l'âtre à quelques heures de mai !

Oui, tout le temps de leur séjour la cheminée n'a pas chômé !
Il est arrivé d'allumer le feu dès le matin jusqu'à la veillée !
C'est auprès de l'âtre que nous avons partagé le plus de temps : apéritif, lecture, musique, scrabble…


ce lundi soir d'avril
le mot « printanier »
suffit à tout dire

peu importe le temps
les lumières sont très belles
peut-être ne seront-elles jamais aussi belles
que ce soir de printemps
À bicyclette dans les rues de Saint Seurin de Palenne !

Oh, ils ne sont pas allés loin les deux Parisiens ! Bien emmitouflés, ils ont sillonné les deux ou trois rues du village pour vite venir se réfugier près de la… cheminée et boire un thé bien chaud !
toujours au pays nouveau
la découverte d'autres murs
d'autres sons, d'autres noms
te pousse à aller au dehors

toujours hors de chez toi
la recherche d'échos connus
de couleurs inconnues
t'attire à contre-tempo
là-bas, à pied ou à vélo


Le cocktail maison tout en improvisation


Et voici qu'un citron vert semble abandonné au milieu de quelques pommes… Et si on préparait un cocktail maison ? 

L'agrume vert est débité en quartiers, concassé au fond de verres rétro (vintage !) et arrosé abondamment de Excentric — une eau de vie de vin charentais — produite sur les coteaux de Montignac à deux pas du Palais !

Mais pas de glace pilée au Palais ! Qu'à cela ne tienne répond Marthe qui a déjà préparé des cocktails par centaine dans un bistrot parisien ! Et la voici jetant quelques cubes de glace dans un linge et de se précipiter dans le jardin pour les fracasser contre une pile de pierre ! Bien sûr, les cocktails (photo ci-dessous) sont appréciés autour de la… cheminée !
Et en mai fais ce qu'il te plaît !

           J'aime bien sentir l'haleine
De l'avril qui devient mai.
           J'aime qu'à la nuit sereine
Chantent rossignols et geais.
           Car chacun dans son langage
Dans la fraîcheur du matin
           De bon cœur dit son bonheur
Serré contre sa compagne…

Arnaut de Mareuil (chanson troubadour écrite entre 1170 et 1200) 


Cueillons les premiers radis du jardin à croquer tout frais…
Enivrons-nous des senteurs du muguet acheté le matin aux enfants près de la boulangerie de Montils…
Derniers instants de votre séjour paisible en Haute Saintonge…
Merci à Vous Deux…